Le marché de l’insertion professionnelle
La vie est pleine de surprise, la vie professionnelle aussi. La problématique de ce billet traite d’une expérience que j’ai vécue.
Régulièrement s’offrent à nous des opportunités.
Il existe des structures classifiées dans le répertoire de la réinsertion. Ces structures sont en liaison avec les services sociaux, l’ANPE, l’Assedic, et probablement des structures relatives à l’emploi en région.
J’ai intégré l’une de ces structures en mars 2007, et je l’ai quitté récemment. Ci dessous je vous donne mon analyse de ce marché.
Le public : non, un atelier de réinsertion n’est pas un atelier pour ceux qui sortent de prison. J’ai eu la chance de travailler et de côtoyer des personnes intéressantes, de profils variés ; des personnes étrangères installées en France depuis peu : de bons travailleurs sérieux, une personne un peu en retard mental d’après ce qu’on lui a fait croire dans son enfance, ex horloger mais très intéressant, très humain, la tête sur les épaules et bon travailleur, des jeunes de caractère un peu difficile, mais qui savent apporter leur fraicheur dans leurs discours, un informaticien bien d’applomb, qui revendique des améliorations nécessaires à la bonne marche de l’entreprise, un quasi technicien supérieur, d’autres et moi-même, ingénieur consultant.
J’ai intégré cette structure en saisissant une opportunité grâce aux services sociaux :
Ce secteur n’est pas accessible à tous, il est réservé par les services sociaux ou ANPE. J’avais choisi de ne pas travailler au niveau ingénieur pendant un temps, et mes revenus étant modestes, j’ai demandé des services aux Assistances sociales.
Déroulement : les conditions de travail étaient la plupart du temps valables, et les horaires intéressants, puisque l’on finissait à 16 h 45 et à midi le vendredi. En contre partie, nous avions droit à 7 minutes de pause le matin et 7 minutes l’après midi, le tout étant régulé par une sonnerie. Juste le temps de boire un café et fumer.
L’activité production y était basique et consistait en des assemblages, des conditionnements, des découpes et des préparations de commande. Certains postes de travail ne sont pas aux normes ergonomiques. Une activité gestion des stocks ‘ départs livraison et entrées ), plus évoluée et valorisable pour l’extérieur.
L’aspect administratif est sérieux et tiend la route.
Les contrats proposés sont des CDD renouvelables, au maximum, la durée totale de passage dans la structure ne peut excéder 18 mois. Les salariés peuvent reconduire leur CDD 2 fois.
Contre partie :
J’ai du quitter cet entreprise après mon 2ème CDD, soit une dizaine de mois de présence, par un accord commun entre les chefs d’atelier et moi-même.
Cette expérience reflaite ma réflexion du moment et m’avait conduit au billet précédent.
L’histoire est parti d’un mail en provenance d’un client qui n’était pas content du fait que deux cartons que j’avais pour charge de remplir de 30 pièces contenaient 28 pièces.
De là un délire de la part des chefs d’atelier qui extrapolaient en disant que je n’étais pas crédible en tant qu’ingénieur, car je ne sais pas compter 30 pièces. Ma réponse immédiate est que compter 30 pièces dans un carton est compliqué, lorsqu’il doit être fait à une cadence de 2 minutes par cartons sur 3 jours.
D’autre part, pourquoi ne pas avoir équipé mon poste de balance, qui est le meilleur outil de contrôle efficace. Ce système est pourtant bien utilisé sur d’autres postes.
D’autre part, l’extrapolation de ma crédibilité en tant qu’ingénieur est bien évidemment fausse. Il suffit pour cela de consulter mon blog emploi à l’adresse http://consultant.blog.rhonealpesjob.com
Conclusion : dans un contexte normal d’emploi, cette aventure sans intérêt m’a coûté la non signature d’un dernier contrat de travail CDD de 8 mois, ainsi qu’un énervement vis à vis du délire des chefs d’atelier. Ici aussi on licencie pour des broutilles.
Cette fin de contrat m’arrange dans les faits, car je vais pouvoir me consacrer à mes recherches vers un poste de niveau ingénieur, en espérant ne pas revivre ce genre d’aventure.
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A propos de Daniel COMBET
Daniel COMBET est Consultant. Il est diplômé ingénieur du CESI, technicien supérieur en électronique et automatismes industriels et technicien supérieur en mesures physiques.
Il a participé à de nombreux sujets industriels tels que le développement R&D d’un dispositif de puissance en électronique, le démarrage d’une usine de production de microprocesseurs, la mise au point de procédés chimiques, le démarrage d’une usine de production pour l’automobile, et a développé des outils de systèmes d’information.
En parallèle, Daniel prend à coeur le développement de son activité de création musicale, en s’appuyant sur des musiciens et de structures existantes ( studios, radios, festivals et concerts )
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